Charles et Catherine – Portraits de famille

Une de mes clientes m’a sollicitée pour éclairer la personnalité de deux de ses ancêtres à partir de leurs portraits.

Leur présence lui est familière à travers ces tableaux, mais elle ne sait presque rien d’eux. Seulement que Charles était menuisier et qu’il a épousé Catherine à Metz, en Lorraine, où ils vivaient dans les années 1770-1820.

Charles apparaît comme un homme chaleureux et bon vivant.

Un tempérament énergique, pragmatique, ancré dans le présent. Émotif et réactif, il aime le mouvement, les échanges, la convivialité. Chez lui, le lien aux autres est naturel et spontané.
Son visage révèle aussi une vraie tendresse, le goût de prendre soin des autres, ainsi qu’un besoin sincère de reconnaissance.
Artisan soigneux, il associe sens esthétique et sensorialité. L’amour du travail bien fait transparaît dans sa personnalité autant que dans son métier. Un homme sociable, optimiste, avec un capital sympathie évident.

Catherine offre une présence très différente.

Plus réservée, plus intériorisée, elle avance avec prudence face à la nouveauté. Son tempérament introverti l’amène à observer avant d’agir, à analyser en profondeur, y compris dans le registre émotionnel qui occupe une place essentielle dans sa vie.
Sélective dans ses relations, exigeante dans ses choix, elle dégage une forme de mystère et de retenue. Mais derrière cette discrétion apparaît une femme de tête, réfléchie, capable d’exercer une influence subtile. Peut-être jouait-elle auprès de son mari un rôle d’équilibre et de modération.

Parmi les multiples usages de la morphopsychologie, le portrait d’ancêtres offre une manière captivante de redonner chair et humanité à des figures que le temps a figées.