« Il est plus difficile sans doute, mais il est peut-être plus courageux, et il est à coup sûr plus juste, d’essayer de comprendre, avant de juger. » Paul van Tieghem
Pourquoi la morphopsychologie génère-t-elle des prises de position si tranchées ?
Depuis sa naissance il y a près de 80 ans, la morphopsychologie ne laisse personne indifférent. En témoignent les réactions marquées lorsque nous parlons de cette passion qui nous anime. Chez certains, la mèche est vite allumée, l’œil frétille et les questions fusent, il faut dire que cette discipline paraît bien mystérieuse voire déconcertante lorsque l’on ne connaît pas les lois formulées par le Dr Corman. Chez d’autres, on remarque d’imperceptibles raidissements, des sourires entendus, des regards qui foncent, une suspicion qui s’invite, eh oui les morphopsychologues ont un seuil de perception bien aiguisé 😉
Tâchons de comprendre. L’hypothèse la plus vraisemblable est la suivante : celui qui saisit un certain nombre de mes fonctionnements m’inquiète. Il détient d’une certaine manière le moyen (et donc le pouvoir) de cerner mes fragilités et donc de m’atteindre. C’est partir d’une supposition inquiète et suspicieuse que nous pouvons difficilement désamorcer.
Sur un autre plan, dans les années de l’après-guerre, l’idée d’interpréter les formes du visage était tellement entachée de thèses racistes qu’elle en était insupportable. Nous en sommes revenus. Nous le constatons en discutant avec des personnes de moins de 30 ans, ce spectre a heureusement… presque disparu.
Notre action relève évidemment de tout autre chose. Aujourd’hui la morphopsychologie telle que nous la pratiquons au sein du GERM est avant tout une école de tolérance mais aussi un outil au service de la découverte de nos talents parfois profondément enfouis. Nous disposons tous de pépites dont nous n’avons pas toujours conscience. Parce que notre environnement ne nous a pas permis de les découvrir ou nous a empêché de les cultiver, parce que nous manquons de confiance en nous pour les endosser, parce que le regard des autres pèse parfois lourd sur notre déploiement, parce que… tant de choses…
« Un talent, ça se jardine » disait une amie coach. Pour cultiver notre humus – la source de notre humanité – il faut déjà admettre qu’il contient des graines… Combien de portraits morphologiques nous ont donné l’émouvante occasion de déceler ces graines.
Et vous, comment jardinez-vous vos talents ?


